vendredi 22 avril 2016

Disque de démonstration de la stéréo - 45t hors commerce (1973)

1973
(Sélection du Reader’s Digest)
rip 45t 320k
Avant tout était simple, il n’y avait ni droite, ni gauche. Quelque soit notre positionnement, nous avions droit à la même petite musique que les autres. L’harmonie régnait. Sans prise de tête, mais sans fantaisie non plus…
Puis un jour, Martin-Raoul Stéréo, guitariste de son état dans l’orchestre Les Dindons de la Force s’engueula avec l’autre guitariste du groupe, José-Fernando Mono. Devant l’impossibilité de les départager à qui jouerait le solo du nouveau morceau. Martin-Raoul Stéréo proposa, sous la forme d’une boutade « Ben si c’est comme ça, je ferai mon solo à droite, et toi tu feras le tien à gauche à la suite du mien ! ». Ce qui est dingue, c’est que tout le monde, après un moment de flottement légitime, trouva l’idée géniale. Sans se rendre compte que personne n’y avait pensé jusque là ! Le plus cocasse, c’est que les fabricants avaient prévu cet effet sur les tables de mixage depuis belle lurette, mais  qu’aucun ingénieur du son n’avait cherché à comprendre à quoi servait le bidule…
L’histoire raconte que c’est Martin-Raoul Stéréo, excédé par le mixage qui ne mettait pas assez en valeur sa gratte, déboulant dans la cabine, et se précipitant sur la table de mixage, appuya de colère, complètement par hasard donc, sur la touche qui enverra directement son solo du coté droit et celui de José-Fernando du côté gauche. Là, les musiciens et personnes présentent dans le studio en restèrent comme deux ronds d’flan… Epatés par la fantastique trouvaille !
Néanmoins le groupe et le disque des Dindons de la Force, ne rentra pas dans l’histoire. Ca se saurait ! Mais c’est à partir de ce moment que les artistes et les maisons de disques décidèrent de généraliser l’effet, en le baptisant dans un premier temps « en Martin-Raoul Stéréo », puis très rapidement « en Stéréo », tout simplement. Car, étonnamment il ne portait pas de nom jusqu’alors, vu que tout le monde était passé à côté.
J’espère que cette anecdote, peu connue, vous aura intéressé. Et que Rennes Man n’en voudra pas trop à Martin-Raoul Stéréo de s’être emporté le jour de ce fameux enregistrement.
José-Fernando Mono ne sera pas en reste, car on appellera tout ce qui n’aura pas l’effet  tendance Stéréo, « en Mono ». José-Fernando le prendra très mal et quittera le groupe dans la foulée. Essayant en vain de remettre en cause ce qui n’est pour lui qu’une légende. D’où le surnom de Mono qui nie. Terme qui sera à l’origine d’une autre invention. Mais ici n’est pas le propos :)

A) Mais la stéréophonie, qu’est-ce que c’est ? (part 1)

B) Mais la stéréophonie, qu’est-ce que c’est ? (part 2)

Présenté par Pierre Hiégel

lien de secours

12 commentaires:

  1. L'Histoire ne le dit pas mais l'ingénieur du son à l'époque était Patrick-Ringo Stevier qui deviendra, plus tard, Guy-Serge Pelletier que l'on peut voir dans les crédits du titre "Demain je reviendrai" en 1979 d'Alain-Maurice Leroy

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    1. Quel souvenir ! Dommage que le jour où il devait passer chez Guy Lux il a eu la mauvaise idée de manger des moules pas fraîches... Du coup on a aucune image du gars :(

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    2. Oui c'est vrai. Mais Fabien Lecave a surement d'autres anecdotes passionnantes également sur le gars

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    3. Oh oui !

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    4. Merci Fabien, c'est passionnant, comme toujours.

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    5. J'attends avec impatience un sujet sur la quadriphonie.
      Avec les experts Rennes-Bordeaux-Tourcoing on risque une belle logorrhée ! Amen !

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    6. Au cas où cela se produirait, tu peux... verbaliser :)

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  2. ce 45 tours a même été samplé dans le disque des dum dum boys electronic pop music !

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    1. Je ne connais pas, mais ils ont l'air de p'tits gars bien inspirés !

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  3. que c'est beau la stéréo
    beau comme une crèche

    https://www.youtube.com/watch?v=aO2nlYIi2mo

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