vendredi 10 juin 2016

Generation's 80 - New Rock (1980)


1980
(Les tréteaux)
rip 33t 320k
A l'écoute du 33t, j'imagine déjà l'histoire... On est un Samedi soir de Décembre. Le boss des Tréteaux est en panne de chauffage avec sa vieille Chrysler. Il décide alors de s'arrêter au premier troquet, boire un café calva pour se réchauffer un peu... 
Là, dés la porte du café chez Raoul poussée, il reconnaît "Roxanne" de Police, mais dans une version craignos qui lui défrise les oreilles. Aussi sec il se dit "bon sang, c'est exactement ce qu'il me faut en ce moment !". Les orchestres massacrant Daniel Guichard, Stone et Charden, Claude François... commençant sérieusement à s'essouffler. En plus de coûter bonbon avec les sections de cordes, cuivres, les différents chanteurs et chanteuses... Sans parler du syndicat des mannequins à pochettes qui lui casse de plus en plus les noix en voulant tels photographes, telles tenues, telles maquilleuses... 
Le gars à vite fait de calculer qu'avec Generation's 80 se profile un bon plan. "So Lonely" et son 5ème café calva achevé, il fonce directement se présenter aux musiciens. Eux, qui en sont seulement à leur 3ème concert depuis la formation du groupe 1 mois auparavant, sont sur un nuage à l'idée d'enregistrer un disque. Ils en rêvaient, mais pas si rapidement. Et le boss des Tréteaux sait d'expérience qu'il faut mettre en boite le plus vite possible ce qu'il vient d'entendre. Tout à leur joie, ils signeraient même pour un sandwich et une bière ! Ce qui est d'ailleurs fait sur le champ, au coin du bar, après une coupe de mousseux tiède. Le boss sait se montrer généreux parfois ! 
Il est donc convenu que le groupe se pointe le samedi suivant pour mettre sur bande tout son répertoire. A savoir les 10 titres de la soirée, vu qu'en 1 mois ils n'ont pas eu le temps d'en apprendre plus. Le studio est réservé de 18h à 20h. Le boss leur à dit "Ne vous embêtez pas, faîtes comme dans votre garage, on s'occupe du reste !". Effectivement, 2h plus tard c'était plié. Pause sandwichs, bières et gauloises comprises. Tout le monde était ravi, le boss en premier lieu, car même à 12 Fr le disque, il allait se faire une belle marge. Et les musiciens aussi, qui avaient eu l'opportunité d'enregistrer leur premier disque, et allait bénéficier d'une large distribution. Evidemment, ce fut le seul et unique disque pour les Tréteaux, car entre temps, les gars étant redescendus de leur nuage, ont compris qu'ils s'étaient fait un chouia arnaquer.

- Roxanne


Le lien policé est là

10 commentaires:

  1. C'est une belle histoire, faudra que tu te lances pour écrire des scripts pour la tv ça pourrait rapporter GROS. Bonne soirée avec musique rock à fond...à fond.

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    1. Ce sera soirée football. Voilà des années que je ne regardais plus. Trop d'arrogance et de mépris de la part des joueurs. L'entraîneur actuel à l'air d'avoir recadrer tout ça. Faut voir...

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  2. On s'en fout du foot !

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  3. Plus qu'une histoire, c'est un scoop. Une révélation. Une confession dont l'authenticité ne fait à l'évidence aucun doute. Alors, je me demande, comment ses informations renversantes sont-elles arrivées jusqu'ici ? Qui était ce boss mystérieux ? Serait-ce un certain Jo, bien connu de ce blog de Police ?

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    1. Le boss du label Les Tréteaux était Jean-Claude Pierric, accompagné de Daniel Janin. Deux grands bonhommes !

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  4. Après , il s'est dit " Les Tréteaux, c'est has-been... Et si on en profitait pour attirer les djeuns... Facile, ils sont crédules. On prend les mêmes bandes, on rajoute quelques applaudissements hystériques entre les morceaux et le tour est joué... Manque plus que la pochette, on fait dans le destroy chez Raoul et puis on se met à la page Barnstorm en anglais comme nom de label çà a plus de gueule que Tréteaux en français...". Et c'est ainsi que cet album devint culte chez les keupons britons habitués à Plastic Bertrand...
    http://seric31.free.fr/MemorHits/Divers/Raoul.jpg

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    1. Il s'est dit en pensant aux jeunes "Mais y connaissent pas Raoul ces mecs ! A ma pogne je veux les voir !"

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  5. Pour être sérieux, je me suis surpris à écouter l'album en entier sans ressentir le besoin de zapper (ce qui est extrêmement rare pour ce genre de disque). C'est loin d'être parfait mais c'est frais. Je trouve même que la reprise de Genesis est une belle réussite...

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    1. Contrairement aux orchestres de reprises habituels, là ça sonne plus comme une bande de potes. Le genre qu'on irait écouter dans un bar autour d'un verre avec des copains. Ca change !

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